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Perles Akoya

12 octobre 2010
Perles Akoya du Japon

Gros plan de perles Akoya du Japon

Le collier de perles auquel l’on fait référence lorsque l’on aborde le sujet est très souvent le collier de perles Akoya du Japon. Elles sont une référence et surtout sont à l’origine de ce que l’on appelle aujourd’hui la perliculture dans son ensemble. Les perles Akoya ont un lustre tout à fait exceptionnel et unique dans leur genre. Aucune autre perles de culture ne peut rivaliser avec les perles Akoya. La nacre produite par le mollusque est tout à fait singulière, on peut s’en rendre compte lorsqu’on ouvre une huitre comme la » Pinctada Fucata » l’oeil peut facilement apprécier ce lustre hors normes. Ce mollusque est très fragile, sa vie est en danger dès lors qu’une greffe lui a été faite. C’est pourquoi les perles Akoya sont précieuses et ont une valeur liée à leur beauté bien entendu mais aussi par le phénomène de rareté. J’entends déjà des controverses qui prétendent que la perle de culture joue sur des quantités folles, la rareté ne pouvant plus être un argument. Pensez cela apparaît comme logique, cependant les perles ne sont pas toutes aux rendez vous fixés pour les récoltes. Parfois la greffe est repoussée, parfois le mollusque ne survit pas, parfois le résultat n’est pas à la hauteur des attentes du fermier et surtout de la clientèle. Tous ces « parfois  » instruisent la rareté, car si le fermier se donne beaucoup de peine, avec une attention régulier, chirurgicale pour que ces bébés puissent donner de belles perles, « dame nature » en décide autrement. La persévérance est la qualité première d’un bon perliculteur.

Mollusque : Pinctada fucata

Mollusque : Pinctada Fucata

Le mollusque vit dans des eaux dont le mouvement des marées se brasse des cotes du Japon aux cotes de la Chine.  Les japonais sont à l’origine de la perliculture depuis la fin du XIXème, les Chinois qui produisent des perles dans les lacs (voir Perles d’Eau Douce) ont adopté la technique de greffe et font vivre des milliers d’huitres Pinctada fucata pour la production de perles Akoya. La vision séculaire du Japon basé sur l’exigence est en opposition à la vision de développement ultra rapide de la Chine qui met tout en oeuvre pour produire de très grosses quantités.

Cette différence va avoir un effet direct sur les perles récoltées. En effet la Chine, tablant sur la rapidité de diffusion, va proposer sur le marché des perles issues d’une gestation courte afin de se donner plus de chance sur l’aspect quantitatif, éliminant les rejets de greffes, plus fréquents sur les mollusques plus matures, plus gros. Les perles d’Akoya de Chine ont un diamètre moins important que les perles Akoya du Japon de part cette notion de distribution.

Le Japon consacre, compte tenu de son espace moins important, une attention plus importante sur leur élevage. Car récolter des perles Akoya de gros diamètres demande de la chance, et de l’opiniâtreté. La valeur des perles, c’est à dire le prix annoncé par les vendeurs auprès des acheteurs va être fonction du coût de production. Ceci pour expliquer l’écart important qui existe entre les perles de petits diamètres et les perles de gros diamètres.
Les récoltes réalisées dans un délais d’environ 2 ans vous donner des perles d’Akoya entre 6,0 mm et 7,5 mm au maximum tandis que les perles de 8,0 à 9,5 mm vont demander bien plus de soin et d’attention. Les résultats en terme de quantités seront eux aussi inversement proportionnel.

Diametres des perles de culture akoya

Diamètres commercialsables des perles de culture d'Akoya

Le mollusque  » Pinctada Fucata » a une dimension maximale qu’il peut atteindre, ce critère va déterminer, aussi, le diamètre maximale que peuvent atteindre les perles de culture Akoya qui est de 9,5 mm. Les bijoux qui utilisent ces hauts diamètres oscillent entre 9,0 et 9,5 mm afin de réaliser des bijoux homogènes. Pour les diamètres inférieurs le premier diamètre acceptable est 6,0 mm en indiquant à l’acheteur que 6,5mm reste plus raisonnable.

Raisonnable ?

En effet la greffe se composent d’un morceau de coquillage qui aura été polis, en bille, durant des heures afin d’atteindre un diamètre précis. Ce nucléon sera placé dans la Gonade (organe charnue du mollusque) accompagné d’un morceau de  » manteau  » (morceau de l’organe qui sécrète la nacre afin de faire croitre la coquille, d’un autre mollusque). Puis l’huitre est ensuite replacée dans l’eau, c’est alors que commence le processus qui fera naitre une perle, si tout va bien !

Lorsque vous venez pour récolter plus tôt les perles sont plus petites, le mollusque étant lui aussi plus petit. C’est le choix de la Chine qui  commercialise, partant dans le monde et aussi au Japon ces perles qui sont de parfaites qualités. L’huitre qui produit les perles n’a guère de sentiments envers un Chinois plutôt qu’un Japonais. Dès lors que le protocole de greffe et de récolte reste identique le résultat est lui aussi identique.

Les frais de fonctionnement des fermes Chinoises est moindre que les frais des fermes Japonaises, les infrastructures ne sont pas comparables car la recherche du résultat est différent.
Là ou la Chine cherche de la productivité, le Japon recherche la pertinence et le résultat tiré vers le haut, en prenant des risques financiers. Ces risques sont répercutés dans les valeurs des perles.
Si on constate une échelle de prix dont la progression trouve une forme de régularité dans les diamètres de 6,0 mm et 7,5 mm il y a ensuite un écart important entre les 7,5 et 8,0 mm qui échappe à l’échelle constatée en amont. Puis, ensuite, on trouve une échelle de prix avec une progression étalonnée dont les ratios sont plus élevés que dans la première série.

Le marché de la perle de culture d’Akoya est ainsi structuré. La Chine travaille et récolte les perles de diamètres 6,0 à 7,5 mm tandis que le Japon s’atèle à livrer des perles à partir de 7,5 mm jusqu’à 9,5 mm. Les économies des deux pays ne répondent pas aux mêmes critères de fonctionnement, elles ont une influence directe sur la valeur des perles.

Les perles d’Akoya sont à considérer comme gemme aux même titre que les Diamants, les Émeraudes, les Saphirs, les Rubis, les perles fines, car l’homme n’aura dans ces récoltes qu’un tout petit rôle, celui de suggérer, de surveiller et de récolter.

Collier de perles de culture d'Akoya du Japon

Collier de perles de culture d'Akoya

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